si vous avez raté la 1ère semaine, suivez ce lien : de Wittenheim au Danemark sur l’île de Fionie (Fyn) à vélo 1ère semaine
Depuis notre départ de Wittenheim nous avons parcouru 1516 km.
Mercredi 11 septembre, il y a des nuages mais le ciel n’est pas menaçant. Le soleil fait de temps en temps des apparitions et éclaire le paysage mettant en valeur la palette des couleurs. Une journée agréable se profile et se vérifie dès les premiers tours de pédales.
Nous découvrons rapidement la campagne au sud d’Assens, ses villages pleins de charmes, la côte de la Baltique
A partir de Saltofte nous suivons la route de la plage (Å Strandvej) qui épouse le relief
après la descente, la montée et toujours sur fond de mer Baltique (Ostsee comme dirait les allemands et Østersøen les danois)
Nous suivons allègrement la côte oubliant de vérifier sur la carte à quoi elle ressemble.
Découvrant le paysage de la photo, j’ai un doute. Je m’aperçois que nous allons droit sur une petite presqu’île et que nous reviendrons obligatoirement à cet endroit
Nous faisons demi tour et 2,4 km plus loin nous retrouvons notre piste cyclable balisée.
Peu avant midi, nous arrivons à Bøjden où nous devons prendre le ferry pour l’île d’Als et le débarcadère de Fynshav. Nous avons suffisamment de temps avant l’embarquement pour pique niquer, il y a même la table et les bancs.
A 13 h le bateau quitte le port, Simone s’installe à l’abri du vent sur le pont arrière
tandis que Thierry et moi profitons de la brise marine toujours sur le pont arrière
Qu’il est beau ce chien, je l’aurai volontiers adopté
La traversée dure 45 mn. Nous approchons du port de Fynshav, le terrain de camping Naldmose se trouve à coté
Il ne faut pas changer les habitudes quand elles sont bonnes. Nous prenons une « hutte »
Après l’installation, je propose d’aller au bord de la mer, Thierry m’accompagne
Je ne me sens pas attiré par un bain de mer donc nous nous contentons d’une balade sur les galets
Une petite journée (54 km) bien agréable ! avec une météo clémente.
Jeudi 12 septembre, il a plu cette nuit, au réveil, le ciel est bien gris.
Nous nous échauffons en sortant du camping, une montée d’environ 1 km. L’altitude passe de 4 m sur le camping à 34 m au niveau de la grande route.
Nous ne pouvons quitter le Danemark sans visiter une église avec son clocher trapu. Nous voilà à Sundsmar, on s’arrête
Est-ce un temple protestant ou une église catholique ? en tout cas ça n’a rien à voir avec les églises de chez nous !
C’est à Sønderborg que nous quittons l’île d’Als sur un pont. La piste cyclable longe la route 401 qui nous emmène à Egernsund. Le bras de mer et les maisons dans la brume nous offrent des instants magiques
Lorsque nous passons devant la seule aire de repos vue de la matinée, nous nous arrêtons. Il n’est que 11h30 mais la bruine s’est invitée
A Rinkenæs, nous prenons la route de la côte. Sur l’autre rive du fjord on devine la côte allemande
A Kollund, la piste cyclable s’éloigne de la côte, je propose d’essayer de suivre la route de la côte.
La route est un cul de sac pour les voitures mais se transforme en chemin de randonnée balisé. Nous entrons dans une forêt sur un petit chemin agréable à suivre, les arbres nous protègent de la bruine.
Je découvre en rédigeant le blog que nous y avons fait 2,6 km et que l’altitude a varié entre 0 m et 31 m.
Nous retrouvons la frontière avec l’Allemagne
et Flensbourg (Flensburg)
A l’office du tourisme nous récupérons un plan de la ville et l’adresse du camping : Campingplatz Jarplund : c’est à 4 km tout droit plein sud.
Après l’installation, nous prenons nos vélos mais sans la remorque et partons visiter la ville. Nous devons passer par la gare pour prendre le billet de train Flensbourg Brême dans les trains régionaux (Regio Bahn).
Nous flânons dans les rues de la ville
Simone a repéré un restaurant sur le port avec des plats de poissons
nous dînons : au menu plats de poissons, des légumes et des pommes de terre rôties, puis retour au camping !
Je fais le point de la journée : 75 km
Demain nous entamons le retour sur 3 jours, à voir !! et à suivre.
Vendredi 13 septembre, à 9 h nous sommes à la gare, 1 h avant le départ.
Les quais sont déserts
C’est là que débute notre périple de retour :
Nous testons l’accès aux quais avec nos vélos et la remorque. Il faut décrocher la remorque et faire 4 montées-descentes dans l’ascenseur
A 9h20 arrive notre train pour un départ à 10h09
Prendre le train avec le vélo et la remorque c’est du sport !!
Dans le train entre Neumünster et Hambourg, nous rencontrons un couple de cycliste allemand de notre âge qui se déplace à vélos électriques. Il était pilote d’avion. Il nous a aidé dans les gares pour déplacer les vélos dans les ascenseurs et les pour entrer dans les trains.
Ils regrettent l’achat de leurs vélos électriques car l’autonomie les handicape. Lorsque les batteries sont déchargées, il faut pédaler !!!! Les vélos sont très lourds. Les quais ne sont pas vraiment à la hauteur du plancher du wagon et il faut les lever.
A Hambourg un autre couple de cycliste allemand se joint à nous dans le compartiment. Ils sont de retour d’un périple de 4 mois le long du Danube jusqu’à la mer Noire puis la Turquie et retour en avion jusqu’à Hambourg. Ils ont de superbes vélos allemands équipés de sacoches étanches à l’avant comme à l’arrière. La boite de vitesse (14) à engrenages de la marque Rohloff est intégrée dans le moyeu de la roue arrière.
A Brême nous prenons congé des cyclistes allemands les remerciant pour leur aide.
Nous sortons tranquillement de la gare et rallions le camping, que nous connaissons déjà, par le Bürgerpark (le grand parc de Brême) sous un beau soleil
Samedi 14 septembre, journée de visite de la ville, malheureusement sous la pluie. Nous traversons le parc de Brême (der Bürgerpark, 3,4 km de long, 0,64 km à 1,5 km de large)
Les premières maisons apparaissent, il semble que nous soyons dans un quartier chic
Nous approchons de la gare accueillis par de drôle de personnages
et nous nous dirigeons vers la vieille ville : son hôtel de ville (das Rathaus) la cathédrale (der Dom)
La cathédrale est très belle à l’extérieur comme à l’intérieur
A midi, le restaurant s’impose
Où sommes nous ? dans une église ? Thierry fait sa prière !!!
Nous entrons dans la Böttcherstrasse. C’est une rue de la vieille ville de Brême, d’une centaine de mètres environ, qui, de par son architecture, compte parmi les monuments culturels et les attractions touristiques de cette ville hanséatique
Des sculptures devant et près du musée Paula Modersohn-Becker
La visite continue par le quartier du Schnoor
Schnoor est le nom d’une rue dans la partie la plus ancienne de la ville de Brême, et aussi le nom du quartier lui-même. Les passages entre les maisons étaient souvent associés à des professions ou à des objets du navire dans les siècles antérieurs.
Au retour, nous passons dans le parc (am Wall) créé sur les anciens remparts de la ville pour retourner au camping
Aux abords de la gare et du stade, nous sommes surpris par le nombre de policiers. Un policier que j’interroge, m’apprend qu’il y a un match Brême contre Frankfort
Un temps pourri toute la journée, pas la peine d’arroser !!!
Dimanche 15 septembre, 2ème journée de train
La gare de Brême photographiée la veille
Il ne pleut pas ! dès qu’on prend le train, nous avons un temps à faire du vélo !!
Dans la gare, je m’occupe, je photographie « l’attente »
Dans le train régional entre Brême et Neumünster
Thierry est passionné par les paysages qui défilent sous nos yeux !
Il médite en compagnie de Michel Onfray.
Surpris lors de notre dernière correspondance dans la gare de Duisbourg (Duisburg) où l’attente est plus longue que prévue
Est-ce une pub pour la bière ?
Nous retrouvons le camping Rhein Mosel de Coblence (Koblenz) à la confluence de la Moselle et du Rhin.
Le soir je me promène le long du Rhin : Koblenz by night
Au loin j’entends quelqu’un donner des consignes en français pour le lendemain. Un des bateaux de croisière amarrés doit transporter des touristes français !
Lundi 16 septembre, je plie la tente toute mouillée, le dessous de mon matelas est humide.
3ème jour de train et 3 changements
Sur le trajet de la gare une dernière photo de Coblence prise à la sortie du camping
A la gare de Coblence
c’est l’affolement lorsque nous prenons nos billets, il n’y a que quelques minutes pour monter nos vélos sur le quai et prendre le train, le suivant n’est que dans 2 h.
Ouf ! les portes se ferment derrière nous, nous n’avons oublié personne.
Dans le train chacun reprend ses occupations
Je m’aperçois que j’ai perdu une des goupilles qui bloque la remorque sur l’axe du vélo. Il faudra trouver une solution, un bout de fil de fer fait l’affaire.
Dans le train à Offenburg, la dernière étape du périple ferroviaire. C’est fini le stress des horaires
Le trajet de la gare au terrain de camping Hirzberg, nous fait traverser la ville, l’occasion d’avoir un petit aperçu de Fribourg.
Comme tout est mouillé et humide, nous prenons une tente
Le repos après une journée de « boulot », un vrai pacha !
qui le lendemain matin s’avère être une momie (?)
Le choix de la tente s’est avéré judicieux, des trompes d’eau se sont abattues cette nuit. Pour « couronner » le périple, nous le terminons sur nos vélos.
Une photo immortalise le passage de la frontière au dessus du Rhin
Nous arrivons à Wittenheim trempé, nous nous changeons avant d’entrer, 71 km au compteur
Demain le retour en Anjou en voiture
De belles vacances !!! environ 1700 km de pédalage
L’album photos du périple : 2013 Allemagne – Danemark à vélo























































Passionnant cette ballade saxone !… mais le temps n’a pas trop été avec vous !
Ca me rappelle l’Islande en juillet 82… à pied autour du Landmanlaugar (suis pas sûr de l’é
criture !)
Merci encore pour nous faire partager ce beau périple !